Les méthodes

                                                                                            

        La psychanalyse, ou cure classique

     1. La psychanalyse, ou cure classique, nécessite trois ou quatre séances hebdomadaires de 45 minutes, allongé sur le divan, ce qui favorise la détente musculaire, facilite la régression et permet un travail en profondeur. C’est un travail de longue haleine qui nécessite un engagement sur plusieurs années.

     2. La psychothérapie en face à face, à raison d’une ou deux séances par semaine, parfois trois, permet également un travail sur soi. En mettant en jeu la présence physique, visuelle, du psychanalyste, elle offre au patient un support narcissique rassurant. Une psychothérapie peut durer de quelques mois à plusieurs années.

Quel que soit le cadre retenu, la fréquence et la régularité des séances assurent la continuité du processus. Un rythme soutenu (plusieurs séances par semaine) permet d’avancer plus vite en limitant les résistances.
Le travail psychanalytique vise à l’autonomie du sujet, qui doit être capable, non plus de subir son histoire, mais de la vivre à la première personne.
On considère que l’analyse est terminée quand l’analysant « ne souffre plus de ses symptômes et a surmonté  ses angoisses comme ses inhibitions » et que « l’analyste juge que chez le patient tant de refoulé a été rendu conscient, tant d’incompréhensible élucidé, tant de résistance intérieure vaincue, que l’on n’a pas à craindre la répétition des processus pathologiques en question » (Freud). On comprend donc qu’un travail analytique prenne du temps.
La durée de l’analyse dépend nombreux facteurs, dont la problématique de départ et l’ampleur du travail à accomplir, les résistances au travail, les objectifs personnels de l’analysant. Il arrive que l’analysant souhaite interrompre prématurément son traitement. Si le psychanalyste peut alors juger inopportun de mettre fin au travail, il est de son devoir de le faire savoir à l’analysant, mais il ne peut nullement empêcher celui-ci d’en décider autrement.
Lorsque le processus se déroule normalement, la fin de l’analyse, c'est-à-dire la fin du travail en commun de l’analysant et de l’analyste, est décidée d’un commun accord entre les deux protagonistes.


Un travail psychanalytique pour retrouver confiance en soi

Le manque de confiance en soi, ou mésestime de soi, est un motif fréquent de demande de traitement psychanalytique. Et quand il n’est pas directement évoqué lors du premier entretien, il est cependant rapidement ressenti comme un handicap à la réalisation des désirs du patient.
Mais manquer de confiance en soi rend souvent encore plus difficile la démarche consistant à aller consulter un psychologue psychanalyste : angoisse du contact téléphonique pour la prise de rendez-vous, angoisse de parler de soi à un inconnu, conviction de ne pas être intéressant et de n’avoir rien d’intéressant à raconter, volonté de s’en sortir seul et de faire des efforts pour y arriver, peur du regard des autres…
En effet, manquer de confiance en soi, c’est se croire inférieur aux autres, se dévaloriser. Ces croyances entraînent un certain nombre de comportements dont les retombées négatives pour la personne la confortent dans le jugement négatif qu’elle porte sur elle-même. Pourtant, le regard que nous portons sur nous-mêmes est différent du regard que les autres portent sur nous et, quoi que nous en pensions a priori, les autres sont le plus souvent bien plus indulgents à notre égard que nous-mêmes. Alors, pourquoi ce manque de confiance en soi ?
Dès les premiers âges de la vie, nous nous construisons à partir d’échecs momentanés qui se transforment en réussites (apprentissage de la marche, du langage, etc.). Les progrès du jeune enfant sont alors soutenus par les encouragements de ses parents qui doivent trouver un juste équilibre vis-à-vis de lui. Mais l’enfant recherche avant tout l’amour de ses parents. Insuffisamment encouragé, il va se sentir coupable de ne pas répondre à l’image de l’enfant idéal de ses parents et se forger une image dévalorisée de soi répondant à l’image insatisfaisante que ses parents avaient de lui. Exagérément encouragé, il ne tardera pas à se rendre compte du peu de crédit qu’il peut avoir dans les adultes et doutera bientôt de ses capacités réelles, ou bien il percevra le désir démesuré de réussite de ses parents et craindra de les blesser narcissiquement à travers ses propres échecs.
Si l’éducation participe à la construction de la confiance en soi, celle-ci n’est jamais définitivement acquise ni universelle. En effet, avoir confiance en soi, c’est tout d’abord s’aimer suffisamment soi-même en portant un regard réaliste sur sa personne : nous ne pouvons réussir que là où nous avons les prérequis nécessaires. Dans certains domaines, la confiance en soi ne peut être que temporaire, car avec le temps, nous devenons moins performants. Dans d’autres en revanche, avec l’expertise, la confiance en soi pourra se conforter. Mais avoir confiance en soi présuppose la capacité de prédire la réussite, avec la part d’incertitude liée à toute prédiction.
Apprendre à s’aimer suffisamment soi-même pour pouvoir aussi aimer les autres en interrogeant son histoire, la façon dont on se perçoit et dont on perçoit les autres et le monde qui nous entoure, telle est la voie que propose la méthode psychanalytique.
La psychanalyse donne de très bons résultats pour retrouver une bonne estime de soi et se libérer l’image négative que la personne porte sur elle-même et projette sur les autres. Mais elle suppose un investissement conséquent en temps et en argent, de sorte qu’il lui est souvent préféré une psychothérapie psychanalytique en face à face.

Ici nous aborderons divers mothodes de psychothérapie parmi les plus répendues.


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