Guidage non directif

 

                      Le guidage non directif

Le guidage non directif est l'outil majeur du thérapeute en maïeusthésie.
Mais c'est encore un peu plus que dans la communication, car ici les questions et le guidage invitent surtout à préciser les ressentis et tout ce qui vient à l'esprit .
C'est un voyage du patient dans son propre paysage intérieur où le patient guide le thérapeute.
Le patient montre la route et le thérapeute conduit.
L'attitude neutre et  bienveillante du thérapeute n'a pas pour projet d'aboutir à une zone mauvaise de l'inconscient à laquelle il faudrait tordre le coup pour libérer le patient. Ce serait même une faute grave, au mieux rendant le travail inefficace, au pire le rendant dangereux.

Le guidage non directif est basé sur un étroit partenariat entre le patient et le thérapeute. Il est encore plus important pour le thérapeute d'avoir confiance en son patient qu'en lui-même. 
C'est grâce au patient qu'il conduit le cheminement dans le paysage intérieur de celui-ci, mais il le fait en respectant scrupuleusement les indications qu'il reçoit de lui car ce dernier est le seul à avoir la carte de son monde.
Si la thérapie est nécessaire c'est qu'il a souvent besoin, qu'on lui demande de regarder sa carte  pour penser à en examiner les détails.

On pourrait comparer cette situation à celle de deux coéquipiers dans une voiture. Il y a le pilote (le thérapeute), celui qui conduit.
Puis le co-pilote (le patient), celui qui a la carte, et la lit à la demande  du pilote. Quand il lui manque une information pour conduire, le pilote la demande à celui qui a la carte. Le pilote ne connaît pas la carte et le copilote regarde les détails quand on les lui demande.

Zones de vie concernées

Ce cheminement, avec le guidage non-directif, est profondément basé sur la sensibilité et les nuances.
L'exemple "pilote, co-pilote" du paragraphe précédant est évidemment trop réducteur.
Cette démarche est très fine et très délicate.
Elle permet de localiser rapidement des zones d'existence dans l'enfance, la petite enfance,  la naissance et le prénatal.
Mais elle  dépasse même le cadre de l'histoire personnelle puisqu'on accède aussi souvent à des zones "abandonnées" de l'histoire familiale dans laquelle des parents ou grands parents n'ont jamais étés entendus sur leurs ressentis.

Il n'est pas rare qu'une situation présente ne soit que l'expression d'une situation transgénérationnelle non accueillie. Elle est quelque fois connue sur le plan de la mémoire, mais sans qu'aucune nuance des ressentis de chacun n'ait été prise en compte.

Par exemple : Une mère est angoissée de perdre son bébé.
Tout le monde tente de la rassurer. Mais on oublie que l'arrière grand mère a perdu un enfant en bas âge. C'est un fait connu dans l'histoire familiale. On en parle peu car il est souvent difficile d'aborder de tels sujets. Ce n'est donc qu'une connaissance historique qui ne libère de rien.

Le guidage non-directif permet par exemple de mieux identifier le ressenti de cette femme qu'était la grand mère quand elle à perdu son enfant. Ce ressenti n'aura probablement jamais été entendu par personne dans la réalité de sa dimension (reste à accomplir la phase réhabilitation qui sera abordée au paragraphe suivant).

Cette approche permet aussi de localiser des circonstances non connues consciemment . Par exemple une personne qui retrouve la fausse couche partielle de sa mère: sa mère a perdu (sans le savoir) le jumeau de la personne pendant sa grossesse.

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Dernière mise à jour de cette page le 15/08/2008

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